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Les adolescents sont plus heureux qu'autrefois alors que les adultes le sont moins

Le bonheur est différent à chaque étape de la vie constate une équipe de chercheurs américains qui s’est intéressée à la question en menant une analyse comparative sur des adolescents et des adultes entre 1974 et aujourd’hui. Résultat : contrairement à beaucoup d’idées reçues, cette étude souligne que les ados d’aujourd’hui sont plus heureux qu’autrefois alors que les adultes le sont moins.

Selon une étude américaine, les adolescents d'aujourd'hui seraient plus heureux qu'autrefois, alors que pour les adultes, ce serait l'inverse.

Adultes ou ados : qui sont les plus heureux ?Les adolescents d’aujourd’hui sont plus épanouis et plus heureux que leurs prédécesseurs, tandis que les adultes de plus de 30 ans le sont moins, constate cette petite équipe de chercheurs.Jean M.Twenge, de l’université d’État de San Diego, Ryne A.Sherman, de l’université de Californie et Sonja Lyubomirsky de l’université Atlantique de Floride (États-Unis) ont analysé différentes données depuis 1974 à travers 2 études principales. Monitoring the Future avait pour objet des classes de collégiens et lycéens entre 1976 et 2013 et GSS, conduite sur un très large échantillon d’adultes américains entre 1972 et 2014.Les chercheurs ont évalué et mesuré plusieurs critères, dont le bonheur et la satisfaction de vie à travers les réponses rapportées par les participants soumis à un questionnaire.Leurs résultats, publiés dans la revue Social Psychological & Personality Science, indiquent que, jusqu’à récemment, les adultes de plus de 30 ans disaient être plus heureux que les adolescents.Des adolescents plus heureux et plus individualistesLes chercheurs notent aussi depuis peu, la génération actuelle d’adolescents et de jeunes adultes (18-29 ans) est plus heureuse qu’elle a pu l’être ces dernières décennies, aboutissant à réduire l’écart entre les classes d’âge.Différents facteurs peuvent expliquer ces variations dans le temps. C’est le cas de l’augmentation des revenus moyens, du confort de vie, mais également du temps libre et d’un plus haut niveau d’études secondaires et universitaires. Le bien-être subjectif peut également être corrélé à un individualisme accru.Les chercheurs constatent aussi que des caractéristiques psychologiques liées au bien-être subjectif telles que le narcissisme, l’estime de soi et l’extraversion ont augmenté avec le temps.De l’âge de raison à l’âge des désillusions ?À l’inverse, des changements culturels, essentiellement liés aux liens sociaux, peuvent être à l’origine du déclin de la perception de bonheur. La plupart des indicateurs analysés par l’équipe montrent que les relations sont aujourd’hui moins stables qu’autrefois et que le taux des mariages était très bas en 2014, tandis que la part de célibataires n’a jamais été aussi élevée. Le virage culturel vers plus d’individualisme, en partie permis par l’essor des nouvelles technologies et des réseaux sociaux, s’est fait en faveur des adolescents, plus centrés sur eux-mêmes à cet âge, soulignent les chercheurs. Les mêmes technologies auraient, selon les auteurs, l’effet inverse sur les adultes. Elles augmenteraient les possibilités de comparaison de “réussite sociale“, ce qui diminuerait le bien-être psychologique, un effet qui pourrait augmenter avec l’âge. Tout comme apparaîtrait la conscience de ne pouvoir réaliser tous ses rêves…Il existe un décalage important pour les adultes partagés entre leurs habitudes individualistes et le sens de leur responsabilité vis-à-vis d’autrui. D’autre part, les inégalités de revenus qui se sont accentuées ont plus impacté la population adulte, expliquent encore les auteurs de cette étude.Enfin, si les jeunes prennent plus de risques et sont plus ouverts à l’attrait de la nouveauté, source de profit pour le futur, les adultes mûrs ont un horizon temporel plus limité.AFP/RelaxnewsSource : More Happiness for Young People and Less for Mature Adults – Time Period Differences in Subjective Well-Being in the United States, 1972–2014 – Jean M. Twenge, Ryne A. Sherman, Sonja Lyubomirsky – Social Psychological and Personality Science November 5, (

étude accessible en ligne)

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